Restauration

Comme de nombreux métiers d’art, le tapissier reproduit les gestes précis de ses pairs répétés ainsi depuis plusieurs siècles. Il utilise des outils bien spécifiques (ramponneaux, tire crin, carrelets, etc) pour réaliser un travail totalement manuel.   Le travail de restauration des garnitures demande du temps (jusqu’à une trentaine d’étapes successives et différentes). Il nécessite d’utiliser des matières naturelles de très bonne qualité en lin, en jute, en chanvre, en coton, et d’origine animale comme les plumes, le crin, etc. Au 18ème siècle les garnitures des sièges de certaines factures étaient réalisées entièrement en crin animal. Ces pratiques et tour de main sont encore utilisés aujourd’hui dans l’atelier.

  • Restauration-01
  • Restauration-02
  • Restauration-03
  • Restauration-04
  • Restauration-05
  • Restauration-06
  • Restauration-07
  • Restauration-08
  • Restauration-09
  • Restauration-10
  • Restauration-11
  • Restauration-12
  • Restauration-13
  • Restauration-14
  • Restauration-15
  • Restauration-16
  • Restauration-17
  • Restauration-18
  • Restauration-19
  • Restauration-20
  • Restauration-21
  • Restauration-22
  • Restauration-23
  • Restauration-24

La qualité du travail est incomparable et les garnitures en crin durent plusieurs générations… Le crin est enveloppé dans une toile de jute avec un soin particulier pour anticiper ce que seront les volumes et les lignes obtenus, une fois modelé et comprimé. La garniture en crin sera ensuite piquée avec des aiguilles courbes en périphérie pour obtenir les formes désirées et permettre une pose parfaite du tissu. Depuis le 19ème siècle il est possible de réaliser, sous les garnitures, des suspensions à ressorts, sur le fond des sièges mais aussi sur les dossiers ou les accotoirs. Cette pratique apporte un confort différent.